Acte troisième – Scène XVIII

par Georges Grammat

Pélopidès        Que la foudre te transforme en cendres !

Xanthippe, puis Pélopidès, puis Pyrrhine approchent et entourent Movoros.

Pélopidès        N’as-tu point vu Poniros, mon père ?

Movoros        Poniros ? Qui est-ce ?

Pélopidès        Etais-tu vraiment à Kalamata ?

Movoros        Parmi ses milliers d’oliviers plusieurs fois centenaires, je me suis senti jeune… pour la première fois.

Pélopidès        Poniros, un vieillard fier et noble, ne l’as-tu point vu ?

Movoros        J’ai croisé des carrioles sur lesquelles des jarres…

Pélopidès        Je ne te demande point cela.

Movoros        Ne sois pas modeste : à Kalamata – comme ailleurs – Hermès est vénéré, à l’égal des autres Dieux.

Pélopidès fait valser la coupe de Movoros.

Pélopidès        Misérable !

Pélopidès regarde de tous côtés.

Pélopidès        Quelqu’un a-t-il vu Téléphas ?

Xanthippe        Il est monté placer son cheval blond à l’abri.

Pyrrhine        Toi, il t’abandonne à l’orage.

Agathon        L’artiste privilégie l’œuvre à l’original. Qu’il se décide à peindre des pommes, garderait-il les fruits ?

Agathon tend un bras vers la gauche.

Agathon        Cette fois, c’est bien lui : Atticos dans toute sa majesté suante et ruisselante.

Tous se tournent vers la gauche.

Pyrrhine        Il semble avoir sa tête des bons jours.

Xanthippe        Ha ! S’il avait de bons jours, tu ne resterais pas ici.

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