Acte deuxième – Scène IV

par Georges Grammat

Pyrrhine sort un miroir en bronze de son sac et rectifie sa chevelure. Atticos va regarder les vases sur les étagères, soulève celui qui représente Pélopidès. Il trottine vers Pyrrhine et lui montre le vase.

Atticos        Par Apollon ! Voilà qui n’est pas banal… ne reconnais-tu point, ma bonne, cet étranger qu’à l’Agora, nous avons croisé ?

Pyrrhine détourne ostensiblement et continue de s’intéresser à sa chevelure. Atticos, déçu de l’attitude de sa femme, pivote sur Atticos.

Atticos        Je t’assure, Téléphas, je ne me trompe pas.

Téléphas        Tu as l’œil, beau-frère, et le bon : tu as su épouser Pyrrhine.

Pyrrhine        Ha.

Atticos regarde le vase en secouant la tête, un brin d’humilité dans sa voix.

Atticos        Je suis un artiste aussi, Téléphas, mais surtout ne le répète pas : je prêterais à rire.

Téléphas        Allons ! mon bon, tu ne prêtes pas, tu vends.

Atticos        Je suis un marchand, en effet. Dis-moi, dis-moi, qui est-ce ?

Téléphas        Pélopidès, fils d’un producteur d’huile de Kalamata, dans le Péloponnèse. A deux semaines de marche d’ici.

Toujours près de sa femme, Atticos admire le vase.

Atticos        Eh, bien, Pyrrhine, parle donc ! Qu’en penses-tu ? Nous ne l’avons aperçu que vêtu mais…

<= Acte 2 – Scène III                                                               Acte 2 – Scène V =>

_

_

_

_

_

_

_

_

_

_

_

_

_

_

_

_

_

_

_

_

Publicités